DANIEL FIRMAN (SUITE)


Daniel Firman

En mars 2015, nous étions en discussion autour d’un café avec Valérie Lhomme et le mot sérendipité est apparu dans notre conversation.

Comme le hasard n’existe pas, et que la sérendipité se construit au détour d’elle même, en quelques secondes, comme inspirée, Valérie m’ouvrit une chose précieuse, sa maison pour y travailler.

J’étais invité dans un chantier de réflexions, les miennes celles du sculpteur et de toutes les formes et objets sublimes qui constituaient l’écrin et la pensée de ce lieu.

Aux regards des échanges et du partage sur cette approche d’une habitation qui met en avant le sensible et le savoir vivre dans l’espace privé, j’ai pu réaliser un travail hors du temps. J’ai vu des meubles bouger, des couleurs changer, des arbres arriver, des cuisiniers, des jardiniers travailler.

Ce fut pour moi une conversation avec le savoir du vivre, le vivre dans l’élégance de la simplicité d’être : en construction, en transformation, en finition.

Cette translation évoque avant tout l’espace. Un espace concrétisé par des médiateurs formels tel que le volume d’une pièce et sa facture, d’un objet, d’un meuble, d’une œuvre, ou plus immatériels, les lumières du jour et celle du soir.

La sculpture figurative que je pratique à partir du corps tente d’indiquer un mouvement, de l’empathie et de l’émotion. Il est aussi question d’espaces, celui de la présence et celui d’habiter.

Ces habitations je les nomme les « petites danses », ce ne sont pas de grands gestes volubiles mais plutôt des condensations d’une situation en pause pouvant laisser libre l’instant, narrative d’un mouvement ou d’une intention.

A la suite de cette intense résidence dans cette maison, j’approche aujourd’hui le projet de la sculpture « chorégraphiée » pour l ’immeuble du Boulevard Lannes, en prenant comme axe de réflexion la main comme figure architectonique, figure de la maison, figure du geste.

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