LA CÔTE OUEST DES USA SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE DE L'ART CONTEMPORAIN

Marc-Olivier Wahler, l'ancien directeur du Palais de Tokyo dans le cadre du Chalet Society, concept totalement nouveau et remarquable, a été le commissaire d'exposition à Los Angeles d'un accrochage appelé “LOST (in LA)” réunissant des artistes français et des artistes américains. Le 23 juin 2010, l'épisode finale de la série télévisée “Lost” laisse derrière-elle une tribu de fans frustrés et confus. Source d'inspiration pour de nombreux artistes, 32 créateurs présentent 40 œuvres, librement associées à des questionnements autour de la série. Mis sur pied par l'organisation FLAX (France Los Angeles Exchange) avec l'aide du Palais de Tokyo et du service culturel de la ville de Los Angeles, l'événement réunit des d'intervenants français et américains. (Dewar et Gicquel, Oscar Tuazon, Tatiana Trouvé, Mathieu Mercier, Camille Henrot, André Breton, Jim Shaw, Mike Kelley…) Ce dialogue entre les artistes français et les artistes de Los Angeles intéresse particulièrement Haroué, qui devrait présenter dans un endroit magique qu'elle commercialise aujourd'hui. Un accrochage autour des jeunes artistes de Los Angeles entre le mois d'avril et le mois mai. Marc-Olivier Wahler – commissaire de l’expo- répond à nos questions… D'où est venue l'idée de "LOST (in LA)" Cela a commencé par une conversation avec divers artistes qui evoquaient LOST comme source d’inspiration… Ce n'est toutefois pas un thème - mais plutôt un prétexte ou un indice qui permet aux visiteurs de former leurs propres histoires. Les trous logiques dans "Lost”, c'est Hollywood. Il faut le plus souvent pouvoir suspendre son incrédulité. L'art sera-t-il assez précis pour combler l'écart ? Il n'apporte aucune réponse, c'est certain : Pour moi, les meilleurs expositions sont celles ou vous en sortez avec une réponse sur le bout de la langue. Quelles sont les œuvres clés de “LOST (in LA)” ? Le plafond de Vincent Lamouroux, la série de peintures et sculptures de Philippe Mayaux, le filet ondulant de Ti. Jim Shaw, Mamie Weber et Nathan Hylden, interviennent sur les fenêtres, comme un vitrail. C’est un peu comme une expérience, un parc d'attractions ? Oui, pourquoi pas… Bien que l'analogie est un peu dangereuse, puisque les parcs d'attractions sont la pour divertir. Ici, j'espère que l'on verra des choses que l'on ne comprend pas immédiatement : J'aime l'idée d'un quotient schizophrénique dans une œuvre. Plus le quotient est élevé, plus les interprétations sont possibles. Les artistes français de “LOST (in LA)” représentent plusieurs générations d’artistes : Comment cela a-t-il influencé l'accrochage ? Pour moi, les jeunes artistes américains et français sont aujourd'hui les mêmes : le travail s’est « globalisé » et, les œuvres sont pus accessibles à tous. Comment sont-ils perçus aux États-Unis ? Ils sont aujourd'hui perçus comme tout les autres artistes. Nombreux d'entre eux ont le sentiment qu'il est plus important d'avoir la représentation d'une galerie internationale que française, ce qui est un peu triste. Il y a depuis longtemps un lien entre les scènes artistiques Francaise et Californiennes. Ce lien fait-il partie de l'exposition ? Il ya effectivement une forte histoire entre les artistes français et californiens, notamment avec Guy de Cointet ou Yves Klein. Mais mon intérêt se porte sur l'exposition elle-même, pas sur un catalogue avec un texte expliquant ses racines. "Lost" est un pont propice : la série a été populaire aussi bien aux Etats-Unis qu'en France. Y a t il des éléments surnaturels, dans l'exposition ? Non. Je dois admettre que je n'ai pas vu l'intégralité de “Lost” : C'est bien de ne pas être trop immergé. Je n'aimerais pas que les visiteurs me disent que l'expo n'est pas fidèle à l'histoire : Ce n'est qu'une porte d'entrée. Chaque visiteur doit s’inventer son histoire…

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